La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

21.04.2010

A confirmer

Il commençait à trouver le temps long. Treize mois après son dernier titre sur le circuit (au Foro Italico de Rome en 2009), Rafael Nadal a enfin regoûté au plaisir d'un sacre à Monte Carlo. Vainqueur pour la sixième fois de suite en Principauté, le Majorquin a parfaitement réussi son retour sur la terre -battue- de tous ses exploits. N'abandonnant que 14 jeux en cinq matchs, "Rafa" a impressionné et ridiculisé tous ses adversaires. Si sa victoire ne souffre aucune contestation, elle peut (doit ?) toutefois être relativisée.

D'abord parce que le numéro 3 mondial n'a eu à affronter aucun cador du circuit sur la route du titre. Certes, Juan Carlos Ferrero était le joueur qui avait remporté le plus de matchs sur terre battue cette année, certes David Ferrer et Fernando Verdasco sont loin d'être des débutants sur l'ocre, mais pour plusieurs raisons ils sont des victimes idéales pour Rafael Nadal.

Leur jeu de purs terriens convient en effet parfaitement au "Taureau de Manacor", qui répète à l'envi que les adversaires contre les lesquels il se sent le plus plus fort sont les lifteurs qui jouent en cadence. Inférieurs dans tous les compartiments du jeu à Nadal, Ferrero et consorts n'ont aucune arme à opposer à leur clone amélioré. Par ailleurs, le quadruple vainqueur de Roland Garros a un tel avantage psychologique sur ses compatriotes ibériques que ceux-ci ne lui opposent que trop rarement une opposition digne de ce nom et se résignent particulièrement tôt dans le match.

Dans l'attitude, dans la lourdeur des frappes, dans la redoutable simplicité de ses schémas tactiques, Nadal semble redevenu Nadal. Mais attendons tout de même de voir. Depuis son retour de blessure l'an passé, l'Espagnol ne rencontre aucune difficulté contre les joueurs classés au-delà de la quinzième place mondiale qu'il expédie sans ménagement. En revanche, il coince contre ceux du top 10. Si les choses devraient rapidement changer avec le passage sur terre battue, il sera intéressant de le voir affronter les Federer, Djokovic, Del Potro ou même Davydenko, qui, chacun dans leur style, peuvent poser des problèmes différents au maître de la brique pilée.

Par ailleurs, on guettera une éventuelle rechute, tant Nadal martyrise son corps (notamment ses genoux), et encore plus sur terre battue qu'ailleurs. Par precaution, le Majorquin n'a ainsi pas hésité à déclaré forfait pour le tournoi de Barcelone qui s'est ouvert ce lundi.

Enfin, clin d'oeil du destin : Rafael Nadal n'a abandonné qu'un jeu en finale face à Fernando Verdasco (6/0, 6/1), exactement comme contre Robin Söderling à Rome l'an passé en huitièmes de finale (6/1, 6/0). Quelques semaines plus tard, la terre tremblait sur le Central de Roland Garros lorsque le Suédois devenait le premier joueur à venir à bout du Majorquin Porte d'Auteuil. Or, les deux corrections infligées par Nadal à Verdasco et Söderling se ressemblent dans la mesure où ce sont des victoires en trompe-l'oeil. Dans les deux cas, de nombreux jeux (presque la totalité) ont été accrochés et sont tous tombés dans l'escarcelle de l'ex-numéro 1 mondial. A Roland Garros, Rafael Nadal devrait se méfier de Fernando Verdasco...

 

 

31.03.2010

Ca va cogner!

Jo-Wilfried Tsonga est de retour et ça se voit! Légèrement en retrait depuis sa demi-finale à l'Open d'Australie (perdue face à Roger Federer) en début de saison, le Manceau affiche une forme resplendissante cette semaine au Masters 1000 de Miami. Vainqueur expéditif de Guillermo Garcia-Lopez, Philipp Kohlschreiber et Juan Carlos Ferrero, Jo s'apprête à défier Rafael Nadal en quarts de finale. Et le moins que l'on puisse dire est que Tsonga a de sérieux arguments à opposer au Majorquin.

Rayonnant au service depuis le début du tournoi, Tsonga devra à tout prix, lors de sa confrontation face au numéro 4 mondial, conserver un pourcentage de premières balles élevé s'il veut s'éviter de batailler sur toutes ses mises en jeu. Par ailleurs, sa capacité à user du service slicé (qui gêne considérablement Nadal) dans la diagonale des égalités (à droite) sera un paramètre important. Tout comme sa volonté de perturber les repères de son adversaire, en n'hésitant pas à suivre ses premières balles au filet.

Par ailleurs, Jo fait partie des joueurs (comme Söderling, Del Potro ou Djokovic) que Nadal déteste jouer sur dur. Ces quatre "top-class players" ont en commun leur capacité à conclure les échanges grâce à un coup supersonique (en l'occurrence le coup droit pour Jo), ce qui ne permet pas à "Rafa" d'exploiter ses formidables qualités de défenseur et de renverser le cours des échanges. Redevenu très performant en coup droit après une période de moins bien dûe en partie à son changement de raquette, le Français pourrait bien faire des dégâts dans la cuirasse espagnole.

Autre point positif : les nets progrès réalisés en revers par le Français, désormais capable de frapper plus fort, de diriger le jeu et de conclure les points avec ce coup-là, grâce notamment au revers long de ligne qu'il maîtrise de mieux en mieux.

Mais la véritable clé du match se trouve ailleurs. Elle réside dans la capacité qu'aura Tsonga à bien relancer le service de gaucher de Rafael Nadal. En difficulté dans ce compartiment du jeu tout au long de l'année dernière, le Français a amélioré de manière spectaculaire son retour de service (spécialement en revers) et il lui faudra le montrer s'il veut vaincre son adversaire ibérique.

De son côté, Rafael Nadal vit un tournoi mitigé. Dominé pendant un bon moment par David Nalbandian, il ne s'en est sorti qu'en raison du manque de compétition de l'Argentin. S'il semble avoir retrouvé toutes ses sensations en coup droit, le revers montre encore des signes inquiétants, entre frappes décentrées et manque de longueur de balle. Malgré tout, le genou tient et le "taureau de Manacor" est toujours en lice. A Jo-Wilfried Tsonga de jouer.

 

 

17.03.2010

Pas d'inquiétude pour Federer

Un petit tour et puis s'en va. Roger Federer n'aura donc pas goûté bien longtemps aux charmes du désert Californien et disputé seulement deux matchs sur le Court Central du Masters 1000 d'Indian Wells. Si cet échec prématuré semble de prime abord surprenant, il n'y a toutefois aucune raison de s'inquiéter.

Après une victoire poussive contre le Roumain Victor Hanescu au premier tour, le numéro 1 mondial, 16 titres du Grand Chelem au compteur, a dû céder (5/7, 7/5, 7/6[4]) face au revenant Chypriote Marcos Baghdatis, dans un remake de la finale de l'Open d'Australie 2006, après avoir laissé filer trois balles de match. Pour son tournoi de reprise après son éclatante démonstration au pays du Kangourou en janvier dernier, le Suisse a, comme prévu, eu du mal à retrouver le rythme.

Plutôt lent au niveau de son jeu de jambes, il n'a pas pu se régler, la faute à un Baghdatis retrouvé, dont la prise de balle précoce et le timing du fond du court recommencent à faire mal. D'où un nombre conséquent de revers "boisés", signe habituel d'un manque de sensation chez Federer. Le numéro 1 mondial a, par ailleurs, commis de nombreuses fautes directes très tôt dans l'échange à force de vouloir agresser Baghdatis dès les premiers coups de raquettes, probablement car il n'était pas dans une forme suffisante pour tenir la cadence du fond du court. Ajoutée à cela une qualité de service tout juste acceptable et voilà tous les ingrédients du parfait traquenard réunis.

Passé maître dans l'art de faire tomber les têtes couronnées depuis sa formidable épopée de l'Open d'Australie 2006 qu'il avait poussée jusqu'en finale (perdue face à Federer-himself), le chef-cuistot chypriote a, semble-t-il retrouvé la recette depuis le début de l'année. Vainqueur à Sydney en ouverture de la saison, débarassé de ses problèmes physiques, le plus francophile des Chypriotes devrait ainsi réintégrer sous peu le Top 15 mondial qu'il n'aurait probablement jamais quitté s'il n'avait pas connu de graves blessures.

D'autre part, Indian Wells est loin d'être le tournoi fétiche de Roger Federer. Depuis son doublé Indian Wells-Miami de 2006, il n'a d'ailleurs plus jamais remporté un de ces Masters 1000 américains, concédant même deux défaites invraisemblables de suite face à Guillermo Canas en 2008. Enfin, lors d'une opération caritative en Ethiopie pour sa fondation, "Roger" a attrapé un virus qui l'a cloué au lit pendant plusieurs jours, l'empêchant de s'entraîner et même de participer au tournoi de Dubaï. Finalement, sa défaite apparaît presque comme logique... Place désormais pour lui à Miami, puis à la saison sur terre battue qui le mènera jusqu'à Roland Garros où il espère bien entretenir ses espoirs de Grand Chelem.

Pendant ce temps-là, les Français, à part Tsonga, coulent (une habitude à Indian Wells), Djokovic ne sait plus servir mais gagne, et Nadal pète le feu. Pour son enième retour de blessure, l'Espagnol a déclaré qu'il ne souhaitait pas faire évoluer son jeu, malgré tous ses ennuis physiques. Le Majorquin a expédié Schuettler et Ancic et son corps semble le laissr en paix. Jusqu'à quand...?

 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu